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Les îles : photos
et vidéo

 


Chenal dragué

 


Une île surgie des flots

 


Gens d'estuaire


Trinité Valrose


L'île Nouvelle

Un tourisme vert ...


Conservatoire du Littoral


Fondation du Littoral

 


Le chateau Beychevelle :
une légende

 


Des sites chargés
d'histoire

 


Echouage sur le banc
de Plassac

 


Une ile de roman ...

 

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DE PAUILLAC AU BEC D'AMBES : LES ILES

 

           A partir de Pauillac le navigateur ressent très nettement un changement de dimension de son espace visuel : les vastes étendues d'eau "maritimes" sur lesquelles son regard portait encore au loin, malgré le rapprochement régulier des deux rives depuis quelques miles déjà, sont maintenant coupées par les îles qui se succèdent jusqu'au bec d'Ambés.
Elles ont pour noms Patiras (ou Philippe), vasard de Beychevelle, île Bouchaud et île Nouvelle, île de Paté, île Verte, île du Nord, île de Macau, île Margaux, île Cazeau, île des vaches...

Entre elles des bancs à faible profondeur, et au milieu le chenal qui se taille un chemin inlassablement dragué pour les gros navires ; pour les petits bateaux mieux vaut, si l'on est d'humeur exploratrice, surveiller cartes et sondeurs, pour ne pas se retrouver échoué ou coincé dans un bras mort par marée descendante.

            Venues du fond de l'estuaire, ces îles apparaissent un beau jour : un peu de l'énorme quantité du limon charrié dans l'estuaire au gré des marées (le "bouchon vaseux" ) est déposé ici ou là dans les remous des eaux mélangées douces et salées, suivi plus tard de sable et de branchages arrêtés dans leur course, permettant à la vase et à la végétation de s'y fixer et d'attirer le regard de l'homme...
Leur destin dépend alors de l'utilisation qu'en fera celui ci, mais il lui faudra alors lutter, sur ces terres soumises aux marées, tempêtes, inondations, contre la puissance et l'opiniâtreté de ces eaux qui peuvent décider à tout moment de continuer, de déplacer ou de détruire ce qu'elles ont commencé.

Ces îles basses verdoyantes, où partout la trace de l'homme est présente, sont aujourd'hui laissées à une nature foisonnante que le rêveur, dans ces étendues de solitude, imagine facilement territoire vierge oublié au milieu des eaux !
E
n fait depuis l'abandon progressif de ces îles par leurs derniers rares occupants, la Fondation du Littoral et le Conservatoire du Littoral et des Rivages Lacustres rachetent ces terres pour donner corps à une réserve naturelle de « l'archipel de la Mer de Garonne » qui pourrait atteindre 780 hectares toutes îles confondues

Renaturation et valorisation semblent être les objectifs de ces organismes appuyés par le conseil général de la Gironde et le programme européen Leader :
un tourisme vert semble se dessiner autour de visites et manifestations à thème ou d'hébergements...

Patiras
Patiras et son avancée de l'îlôt de Trompeloup, est la première des îles que l'on découvre, face à Pauillac : surgie, dit-on, au moyen âge, elle aurait servi au cours des temps comme ermitage au moine saint Patiras dont elle a tiré son nom, puis de repaire à un terrible pirate, puis aussi de léproserie !...
Au 18ième siècle sa situation devant Pauillac l'amènera à servir de dépôt sanitaire : les bateaux arrivant des colonies et autres lieux suspects doivent systématiquement y débarquer leur cargaison de balles de coton ou de laine pour l'éventrer et l'exposer à l'air.
Des digues édifiées à cette époque permettront par la suite d'y établir des pâtures et des vignes qui seront connues pour avoir été épargnées par le catastrophique phylloxera, en particulier grace à l'inondation des pieds. Mais le temps a passé, la roue a tourné, avec les guerres, l'exode rural a eu lieu,...
Restent des maisons abandonnées, la statue de saint Patiras ... et au nord de l'île le phare de Patiras ; érigé en 1879 il est devenu propriété du conservatoire du littoral et a été restauré récemment. Il est le support, avec un "refuge - belvédère" privé édifié à ses cotés, de visites et manifestations.

Vasard de Beychevelle
Apparaissant devant l'extrémité de Patiras et se confondant presque avec elle, bas sur l'eau, le vasard de Beychevelle, banc de sable au début du siècle, marais aujourd'hui, est un haut lieu de la chasse à la sauvagine avec ses "tonnes".

Ile Bouchaud et Nouvelle
Derrière lui, plus proches de l'autre rive, l'île Bouchaud et/ou l'île Nouvelle, autrefois séparées, aujourd'hui réunies, chacune avec ses quelques maisons ou église à l'abandon, semblent prendre la suite de Patiras, à laquelle une digue sous-marine peu profonde les relie, tendant ses pièges à l'inattentif.
Des visites à thème et des animations y sont organisées depuis 2008.

               Face à ces îles, coté Médoc, le navigateur remontant vers Bordeaux peut admirer, dominant les palus qui s'élargissent progressivement à partir de Pauillac, des grands noms de villages, ports et châteaux qui défilent : après château Latour, dernier des appellations Pauillac, le passage devant le débouché du ruisseau de Juillac nous amène devant les hauteurs des appellations St Julien.
Il pourra identifier le village de Saint Julien de Beychevelle et le port de St Julien, Château Beaucaillou, le village de Beychevelle et son magnifique château séparé de son port par près de deux kilomètres de palus.
Beychevelle, dont il faut évidemment connaitre la légende attachée à l'origine de son nom, légende qui n'est pas forcément celle que l'on croit connaitre....

               Au débouché de la pointe de l'île Nouvelle, à la hauteur de Beychevelle, l'espace maritime s'élargit à nouveau : le navigateur voit à la fois Blaye sur la rive Nord Gironde et Fort Médoc et Lamarque coté Médoc avec, au milieu, le petit ilôt de Fort Paté et le bac se faufilant d'une rive à l'autre, trait d'union entre des sites chargés d'histoire.
Coté Nord Gironde, gare au banc de Plassac, qui à faible profondeur est proche du chenal de navigation, et prêt à retenir les étourdis le temps d'une marée...

Ile Verte, du Nord, Cazeau
Le navigateur, suivant le chenal, longera alors jusqu'au bec d'Ambès le vaste ensemble passé récemment dans le giron du conservatoire du littoral, formé par l'île Verte, l'île du Nord, l'île Cazeau ; celui çi lui cachera malheureusement la rive coté Médoc et toute la zone des palus et vignobles de Margaux.
Pour voir ces derniers il il faut, avant l'île Verte, quitter le chenal et s'engager dans le bras mort conduisant vers Margaux.

L'arrivée sur la pointe du bec d'Ambès ouvre grand les envies exploratoires : à droite c'est la continuation vers Bordeaux par la Garonne, à gauche c'est la Dordogne, vers Bourg et, plus loin, Libourne....

 

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- L'entrée de la Gironde : Les passes de l'estuaire
- Cordouan : Le témoin de l'histoire - L'Aquitaine "Anglaise" et les flottes du vin - Cordouan après les anglais - Cordouan aujourd'hui
- La rive du Médoc : La pointe de Grave, le Verdon, Port Bloc - Du Verdon à Pauillac - Pauillac - Les îles de Pauillac à Ambès
- La rive droite, de Bourg à La Coubre : La rive droite de l'estuaire - De Bourg à Blaye
- De Blaye à Mortagne - De Mortagne à Bonne Anse