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Autrefois ...

 

 

 

 



Les vikings

 

 

 

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LE PHARE DE CORDOUAN

Témoin de l'Histoire


L'entrée de l'estuaire (voir la page "Les passes de l'estuaire"), toujours risquée pour le navigateur par mauvais temps, est aujourd'hui facilitée par les cartes précises, le GPS (positionnement par satellite), le chenal balisé, les services modernes de surveillance et de pilotage, les nombreux phares dont La Coubre et Terre nègre au nord, Pointe de Grave et Nicolas au sud, enfin et surtout Cordouan au milieu, sur son plateau rocheux.

Il n'en a évidemment pas toujours été ainsi.

Depuis l'antiquité, l'embouchure de la Gironde a été un vaste cimetière marin, les bateaux apportant leur cargaison à Bordeaux, Bourg sur Gironde, Blaye et autres ports de l'estuaire, étant amenés, sans autre possibilité d'abri sur la côte entre l'Espagne et le pertuis d'Antioche, à affronter l'entrée de l'estuaire par tous les temps, et pendant des siècles, sans carte ni amer remarquable.

Selon la tradition, il y aurait pourtant eu depuis les temps anciens des ermites sur l'île de Cordouan, dont l'étendue était autrefois plus grande qu'aujourd'hui, entretenant des feux pour le navigateur et priant pour son âme.

Ont-ils vu passer à l'époque du bronze, quelques centaines d'années avant notre ère, les barques du commerce de l'étain et du cuivre venant de Cornouailles et d'Espagne, ont-ils vu passer les flottes des pirates saxons en 450 qui allaient dévaster tous les ports de la rive droite et la Saintonge, ont-ils vu passer les flottes de drakkars des raids vikings dans les années 850 ? Pourquoi pas ... ?

En tout cas, en ces temps anciens, et jusqu'aux alentours du 16ième siècle, ils ont pu aller sur l'île à gué, et ceci d'autant plus facilement que la Pointe de Grave se trouvait beaucoup plus avancée et à l'ouest alors qu'il y a aujourd'hui plus de 7 km entre la côte et le phare sur son îlot ! .

Mais le premier ouvrage à réellement entrer dans l'histoire de Cordouan est celui érigé vers 1355, à l'instigation d'un anglais, le Prince Noir, et fut certainement à vocation guerrière : tour de guet autant que de signalisation, elle sera appelée longtemps la "Tour aux Anglais".

 

 

- L'entrée de la Gironde : Les passes de l'estuaire
- Cordouan : Le témoin de l'histoire - L'Aquitaine "Anglaise" et les flottes du vin - Cordouan après les anglais - Cordouan aujourd'hui
- La rive du Médoc : La pointe de Grave, le Verdon, Port Bloc - Du Verdon à Pauillac - Pauillac - Les îles de Pauillac à Ambès
- La rive droite, de Bourg à La Coubre : La rive droite de l'estuaire - De Bourg à Blaye
- De Blaye à Mortagne - De Mortagne à Bonne Anse