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Cordouan
aujourd'hui
Aujourd'hui le phare
peint en blanc abrite en haut des 311 marches un feu à occultations
portant à une distance d'une vingtaine de miles l'éclat rouge, vert
ou blanc selon le secteur, d'une ampoule halogène de 2000 W alimentée
en électricité par un groupe électrogène .
Cordouan est encore
un des deux seuls phares français restant gardienné : 3 gardiens se
relaient, vivant sur place par périodes de 8 à 15 jours,
toujours par deux. Ils sont amenés et ravitaillés par une navette venant
du Verdon : au pied du mur d'enceinte, devant l'entrée fermée par une
porte de chêne, une jetée submergeable de 260 mètres de long facilite
débarquement et embarquement .
D'énormes
travaux de consolidation et de restauration ont été réalisés
en 2005.
Le 1er janvier 2010,
le phare de Cordouan sera entièrement automatisé. Cela
aurait dû signifier la disparition sur le site des hommes chargés
de l'allumage et de l'extinction quotidienne des feux.
Mais la pugnacité
des associations et autres structures et personnalités locales
devrait permettre de conserver les gardiens qui se relaient pour assurer
la surveillance, l'entretien et les visites de ce joyau.
L'équipe
des gardiens devrait même être renforcée, avec la
création de deux postes supplémentaires pour accueillir
au mieux les 25 000 visiteurs annuels venus grimper les 311 marches
de l'édifice et admirer la chapelle intérieure et les
appartements du roi.
Cordouan l'unique
le sera donc encore : le "roi des phares" aura la chance de
rester le seul et dernier phare en mer habité en France
|
Le phare
de Cordouan est accessible depuis Royan ou Le Verdon avec des
bateaux de promenades en mer qui amènent sur l'ilôt
et permettent la visite du phare et la promenade sur l'ilôt
à marée basse, particulièrement intéressante
par fortes marèes (à la pleine lune)
Voir :
Croisieres
la Sirene
Croisières
La Boheme
Un
musée de Cordouan dont la visite est gratuite se trouve au phare
de Pointe de Grave. |
L'accés
en petites bateaux et voiliers est possible ; le plus prudent est de
suivre les horaires et trajets suivis par ces vedettes qui savent où
se sont déplacés les bancs de sable.
Mais en voilier
il faut tenir compte du temps de parcours plus long que pour ces vedettes
ainsi que des courants naturellement forts ici : ainsi un week-end de
juin, par marée descendante de coefficient 75 le courant renforcé par
un vent 4/5 de sud-est atteignait 6 noeuds! .....Inutile d'espérer étaler
comme a pu en faire l'expérience un voilier qui s'était fait
drosser sur les bancs devant Cordouan et pour lequel la SNSM a dû
intervenir ...